On peut à peine parler d´électricité produite localement
Énergie atomique signifie-t-elle sécurité de l’approvisionnement et indépendance vis-à-vis de l’étranger? Le rapport de Greenpeace International «Nuclear power – energy insecurity» montre où se situent les défaillances et les limites de l’énergie atomique.

Les centrales nucléaires produisent uniquement de l’électricité et ne peuvent ainsi couvrir les besoins énergétiques des activités de base tels que la mobilité ou le chauffage. Même si la production mondiale d’électricité atomique doublait d’ici à 2030, elle ne serait en mesure de couvrir que 10% des besoins globaux d’électricité. Un autre désavantage de l’énergie nucléaire réside dans le fait que le courant ne peut pas être produit en fonction de la demande: on ne peut en effet pas allumer et éteindre les centrales nucléaires en fonction des besoins.
Bien que le courant atomique provienne le plus souvent de centrales construites dans le pays où il est consommé, il serait usurpé de parler de courant produit localement. La dépendance vis-à-vis de l’étranger commence déjà lors de l’acquisition et de la préparation de l’uranium. Comme peu d’entreprises se partagent le marché, la dépendance est d’autant plus grande. La pénurie de personnel qualifié et expérimenté, indispensable lors de la construction d’une centrale nucléaire, représente un autre problème considérable.
Ces désavantages sont évidents. Il n’est dès lors pas étonnant que les investissements mondiaux dans les énergies renouvelables augmentent fortement année après année. Il s’agit assurément de la bonne voie, qui doit passer par l’efficacité énergétique et les énergies renouvelables.
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